AVENTURE au PANAMA | TECHNIPÊCHE par delà les OCEANS

Equipe Technipeche 6 février 2016 2
AVENTURE au PANAMA | TECHNIPÊCHE par delà les OCEANS

Notre consultant Globe Trotter Christophe Dieuaide vient de vivre une aventure fabuleuse dans l’Océan Pacifique, où combats titanesques, conditions extrêmes tropicales et poissons géants de toutes sortes sont venus parfaire un voyage de pêche qui restera à jamais gravé dans sa mémoire. Récit d’un pêcheur multi cartes émérite…

Après avoir remis ce projet depuis bien trop longtemps, c’est décidé : je  pars pour l’aventure. Je veux attraper un coq…
Et comme tout bon prédateur, il faut aller là où ils se trouvent, c’est à dire en Amérique ! « Maaaiiiis » !!!
Me direz-vous, on en a en France ! Oui, certes, mais ce coq là possède des nageoires…  
Si, si, je vous l’assure et le record du monde avoisine 51,7 kilos, du vrai coq de compet’ !
Bien évidemment, il s’agit du fameux Poisson-Coq, emblème du Panama, et poisson de sport par excellence.

 Avril 2015, je commence à me renseigner les destinations, lodges, voyages, matos, guide, et tout se décante pour Janvier 2016 pour 10 jours de pêche.

Là-bas, c’est simple, des poppers font l’affaire, mais surtout des gros (genre 150 g et 20cm de long).
Oui, ça change de l’eau douce… J’ai comme dans l’idée qu’on pêche un peu lourd me direz-vous ?
Ce n’est pas faux : Tresse 70lbs, fluoro 120 lbs, canne 80 lbs, anneaux brisés 200 lbs, hameçons 10/0 pour les vifs !
Je vais peut être faire un peu de « muscu » avant moi…

 Et bien voilà, c’est le « D Day ». J’arrive à Roissy à 4 heures du matin, afin d’y retrouver un premier collègue. La pêche sera le principal sujet de nos discutions bien entendu, après avoir fait preuves des civilités d’usages. A l’escale d’Amsterdam nous retrouvons le dernier comparse qui arrive de Marseille, et après 10 heures d’avion, nous atterrissons enfin à Paname City.
Un petit rhum cubain plus tard, nous allons nous coucher, le voyage continue demain. Nous rejoignons David, la deuxième ville du Panama, après 1 heure de vol en ligne intérieure, et nous faisons la connaissance d’Olivier Charpentier, notre guide pour le séjour.


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Enfin ! On a jamais été aussi près du but. L’heure de route pour rejoindre le Lodge se fait rapidement dans le 4×4, et je profite de ce temps de repos qui m’est donné pour découvrir la Panaméricaine, cette route mythique qui relie l’Alaska à Ushuaia…. Axe majeur du continent américain, reliant le Nord au Sud, qui est en train d’être élargie afin de favoriser encore plus les échanges. Les paysages aux alentours sont grandioses, vallonnés et verdoyants, ou l’homme n’a pas encore mis son empreinte.

panormaAVENTURE au PANAMA | TECHNIPÊCHE par delà les OCEANS

Lodge et son ti punch d’accueil : on y est ! La terrasse d’où nous profitons du soleil surplombe la lagune et les colibris viennent nous souhaiter la bienvenue en dansant tout autour des fleurs perchées en haut des arbres.


2 moteurs 115cv Suzuki nous propulsent rapidement vers le Paradis

AVENTURE au PANAMA | TECHNIPÊCHE par delà les OCEANSAprès un déjeuner à base de poisson, et qui sera notre base de déjeuner quotidien pour tout le séjour, on attaque les montages, passe en revue les leurres que chacun a emporter, les shock leader solidement arrimés à la double ligne, largement recommandé ici si on ne veut pas s’alléger en leurres avant le retour.
Planning établi, Olivier nous brieffe sur la semaine et on attaque le lendemain à 7 heures le petit déj, et à 9 heures les 2 moteurs Suzuki 115ch du bateau nous propulsent rapidement vers notre terrain de jeu. Après quelques vifs vite faits sur une ligne à main, nous repartons et découvrons toute la richesse de l’archipel des Chiriqui.
Le Pacifique porte bien son nom, un océan très calme sur lequel les bateaux filent à vive allure autour des îlots rocailleux ou seuls les pélicans, frégates et autres oiseaux de mer nous regardent passer.

Le poisson quand à lui semble se faire désirer et s’avère moins curieux que les oiseaux, ou bien est-ce nos animations qui ne conviennent pas. Possible, on n’est pas en rivière, et je comprends vite que la pêche au popper en mer et vraiment sportive, à tirer un leurre de 150g, long de 20 cm pendant une semaine, ça va être chaud… surtout sous 30 degrés au soleil ou le moindre bout de peau non protégé est vite sanctionné par une brûlure. Pour info, 10 minutes de soleil là-bas équivaut à 1 heure en France.

Ce sera pour moi pantalon long et chemise manche longue, léger certes, buff qui me servira à me protéger le visage lors des heures les plus chaudes et la casquette Technipêche qui ne quittera pas ma tête.

Mais qu’importe, dans ces paysages magnifiques, le temps ne compte plus lorsque soudain, une explosion en surface sur mon popper constitue ma première attaque du séjour !
La première attaque de la journée pour le bateau. Impressionnant, la surface de l’eau explose une première fois, juste derrière mon leurre, le poisson a raté son attaque. 
Un Pop de plus et c’est pendu… le poisson se défend et je mets rapidement au sec une orphie tropicale de 1 mètre de long. Je suis un vrai gosse qui vient de prendre son premier poisson au bord de l’eau.
Quelques photos et remise à l’eau, j’arrive toujours pas à réaliser.

Ce sera la plus grosse orphie du séjour, tant pour moi que pour les autres. La plus grosse, la plus grosse… la plus grosse sortie oui, car une bien plus longue s’est décrochée l’avant dernier jour sur un saut impressionnant au dessus l’eau.

Le moral des troupes est reparti de plus belle, et la première tournée  ce soir sera pour moi. Mon expérience de pécheur prenant le dessus sur l’émotion, l’animation des leurres se fait de plus en plus propre et les attaques s’enchaînent.
Je capture 5 espèces de poissons différentes le premier jour, orphie, carangue big eye, carangue dentus, sierra et une bonite, en plein milieu d’une chasse entouré de dauphin et d’oiseaux qui tous profitent du festin.  Changement de leurre pour travailler dans la chasse, et au premier lancé je prends une cartouche dans la canne ! La bonite, malgré sa petite taille me prend 100 mètres de fil sur le premier rush, en 10 secondes. Une fusée et pas moyen de mettre de le frein sans risquer de tout exploser.
Enfin, elle ralentit et je reprends la main, petit à petit, en attendant le 2 ème rush, qui ne tarda pas. Moins long, mais tout aussi violent. La main sur le moulinet, je ne lui laisse pas beaucoup de marge de manœuvre, et je recommence à pomper rapidement, pour la voir arriver entre deux eaux.
La débauche d’énergie de ce poisson est impressionnante.
Quelques minutes plus tard, elle est dans mes bras pour la photo, pendant que les dauphins continuent leur spectacle en paradant sous le bateau.

Meilleur spot du monde pour poissons à rostre

AVENTURE au PANAMA | TECHNIPÊCHE par delà les OCEANSUne première journée qui a tenu toutes ses promesses, voire plus, pas de casses, pas de ratés. Le soir au lodge, après les tournées d’apéro de chacun, on prévoit les destinations, car c’est départ le lendemain pour 5 jours de bivouac à 45 miles en pleine mer sur deux îles de l’archipel, au milieu d’une réserve : l’ile de Montuosa, un des 3 meilleurs spots pour poissons à rostres au monde, et l’ile de Jicaron, excellent pour les poissons de roches et pélagiques, c’est-à-dire cuberas et papagayo, ou carpes rouges et poissons coqs.
Olivier, notre guide nous explique aussi que les eaux sont plus chaudes que d’habitude (comprendre 28 degrés au lieu de 26) et que certains poissons n’aiment pas ça, les conditions ne sont pas coutumières pour la saison et le poisson coq est une espèce qui préfère les eaux plus fraîches. Egalement, les thons habituellement absents à cette période commencent à se manifester. Les conditions vont nous compliquer la tache et le courant El Niño en est la cause. Ici aussi, les poissons sont perturbés par les températures et il faudra faire preuve de toutes ses connaissances et capacités d’adaptation pour faire monter le poisson.

Nous chargeons les bateaux et filons à près de 40 nœuds vers la première île, Montuosa. Nous installons le campement, et on repart pour aller faire de la traîne, pour tenter un rostre cette fois-ci. Programme, le matin lancer, midi et heure chaude traîne et le soir lancer. Bon compromis pour découvrir la biodiversité locale. Les heures passent, la chaleur nous assomme, les 2 litres d’eau par personne nous font juste la journée et la petite sieste à l’ombre du taud devient nécessaire.
Et c’est là qu’un départ sur la canne de traîne se fait entendre, gros rush et le temps de comprendre de quoi il s’agit, je réalise que je n’ai pas le baudrier, trop tard… ça décroche dans un saut spectaculaire : je viens de rater le premier espadon voilier de ma vie ! Je m’en veux, erreur de débutant. Bon, c’est ainsi, et je vais ruminer ça longtemps…

Pas d’autres attaques, et on passe en fin de journée au jig, par 70 m de fond. La aussi, c’est sportif. Jig de 250 g à dandiner très rapidement, monter et redescendre, ça chauffe vite ! Un gros mérou aura le plaisir de venir voir mon leurre et de s’y pendre, mais mal ferré, malgré la cartouche que j’ai envoyé.

Décidément, il y a des jours comme ça, même à l’autre bout du monde, quand ça veux pas, ça veux pas. Notre bateau n‘aura pas brillé cette journée et l’autre bateau nous raconte que eux aussi n’auront guère eux plus de chances que nous. campL’apéro nous fera vite oublier nos petits moments de solitudes personnels, et on se prépare pour le 3 ème jour.
Superstitieux comme tous pécheurs, nous décidons de jouer au jeu des Bernard l’hermite, pour voir qui prendra le premier poisson le lendemain ; on s’attribue chacun un pagure et on attend, le premier qui bouge a gagné.

Très drôle et surprenant, ça a marché le lendemain. Par contre, on avait pas prévu que l’organisme lui, allait faire des siennes, et le lendemain en montant sur le bateau, nous étions plusieurs à avoir passé une mauvaise nuit, sortis plusieurs fois en urgence car les intestins faisaient des siennes, pour le plus grand plaisir des moustiques et autres « mout mout » ou « simulies » qui nous ont aussi souhaité la bienvenue à leur façon : ici les moustiques ils ne te piquent pas, ils t’empalent !

Il fallait de toute façon partir pécher, pas moyen de reculer, on avisera sur le bateau en cas de problème. Ayant déjà fait l’Afrique dans ces circonstances, je savais déjà à quoi m’attendre sur le bateau et déjà je m’étais préparé à devoir me retrouver près du moteur, seul endroit assez près de l’eau…

Le poisson d’une vie de pêcheur…

Un potentiel nouveau RECORD du Monde IGFA à faire homologué !

Les premières de petites bonites du matin qui nous servent de vifs pour le marlin ou l’espadon nous font vite oublier nos désagréments de la nuit, et nous attaquons la traîne du jour. Peu fructueuse, avec une attaque éclair sur une ligne, le poisson tapant juste avec son rostre sans se piquer. La journée se passe doucement sans autre attaque, pendant que nous essayons de slalomer au milieu des dauphins qui eux, sont très intéressés par nos vifs, notamment une variété tueur de bonite. 

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Devant ce peu de réussite à la traîne, le guide décide de changer de technique. Pas en état d’envoyer du Jig par 70 mètres de fond, je décide de pêcher avec un quartier de bonite sur un Circle hook. Rapidement des boules de poissons chirurgien apparaissent entre deux eaux et mettent à mal nos appâts, et une activité grandissante se déclenche tout autour. Alors des mullets snappers font leur apparition. Un appât neuf plus tard, la boule de chirurgien s’écarte sous un éclair rouge, la ligne se tend, je prends contact et la canne de jig plie, le frein réglé à 10 kg n’y fait rien… ça file, c’est lourd !
Ca sonde, ça ne s’arrête pas, tout en puissance.

La main sur le frein, Olivier me fait comprendre qu’il ne faut pas que le poisson atteigne le fond, sinon les rochers auront raison de la tête de ligne en 130 lbs. Tant pis, main sur la bobine, je freine doucement et je reprends la main. Le colosse monte, je reprends un peu de terrain, et nouveau rush, le même que le précédent.
J’essaie de bloquer, ralentir la bobine, c’est reparti en direction du fond. La chaleur est étouffante, le bras droit brûle, ça fait 10 fois qu’on reprend chacun du terrain, tout à tour, statu quo. Je reste concentré malgré ma petite nuit, et les rushs se font moins puissants, je commence à prendre la main. On aperçoit la forme entre deux eaux, Olivier est derrière moi, excité mais calme. Je ne connais pas encore cette espèce de poisson, long, rouge, magnifique.
Le guide le monte rapidement sur le bateau et sans attendre sort un mètre officiel IGFA et positionne le poisson, puis tombe en arrière et s’exclame : « Cela fait plusieurs fois que j’en mesure juste à la limite, mais celui là, il y est. Normalement, c’est un nouveau record du monde qui vient de tomber ! Il faudra le faire homologué pour cela !! ». Je ne percute pas. Record ? J’explose de joie et le sail fish de la veille est vite oublié devant ce mullet snapper record.

Le poisson d’une vie de pêcheur, qu’on aimerait tous un jour, sans jamais l’avouer, juste l’imaginer. Aujourd’hui, il est là. Photos et photos et encore photos, la question se pose sur le poids, car il est sans aucun doute record là aussi. Mais pour ce faire, Olivier m’explique la procédure : il faut le peser à terre, selon la norme officielle IGFA, il me laisse prendre la décision. Décision qui vient assez vite, et bien qu’il serait tentant d’avoir le record du monde en taille et poids sur ce poisson, je décide de le remettre à l’eau, sans aucun regret. Olivier m’approuve dans mon choix, même soulagé peut-être, même si je sais qu’il aurait accepté une autre décision. Je relâche mon rêve dans son élément, et pendant qu’il redescend dans les profondeurs, moi je ne descends plus de mon nuage. J’en espérais pas tant en venant, 3 ème jour et un record.

Voyage plus que réussi, je pourrai même ne plus faire de poisson maintenant, je serai aux anges.

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Allez ! La journée n’est pas finie, et on change d’endroit pour aller jigger. Autre lieu, moins profond, 40 mètres seulement. Ayant épuisé mes dernières forces sur le mullet, j’accroche un morceau de calamar sur mon hameçon, le jig me servant de leste, au fond. Et de nouveau, en bas, ça tape.
On tombe sur un poste à Mérou. Le premier arrive, et je me rends compte que mes ferrages ne sont pas assez appuyés pour rentrer dans leurs gueules extrêmement dures. L’examen de la position de l’hameçon me fait comprendre pourquoi j’ai perdu le gros et pourquoi ils se décrochent parfois. J’envoie donc des ferrages bien lourds et les prises s’enchaînent, dont un gros qui sera gardé pour le dîner. On mangera à 7 dessus.

Dernière heure du jour, nous sortons les lancers et attaquons les patates de corail au Popper. Le collègue nous remonte une jolie carange bleue, avec des couleurs magnifiques, puis s’est à mon tour d’avoir une grosse attaque, juste derrière le leurre. Je stoppe, j’envoie un gros pop bien lourd pour exciter le poisson qui sembler être enfin une cubera, et là ça déroule. Je retarde mon ferrage le temps qu’il se retourner et boom !
Gros ferrage, la canne plie, le frein chante et quelques minutes plus tard le poisson fait son rush devant le bateau, il s’agit d’un Mullet snapper, encore, mais moins gros, forcément. Peu importe, il fera une jolie photo aussi, mais je suis tout autant excité avec ce poisson pris au popper, qui clôture ma journée.

Combat d’anthologie et Cubera de 20 kilos

jicaronChangement de décors le 4 ème jour et nous filons sur l’autre lieu de bivouac, l’île de Jicaron. Le même paradis que l’on a quitté, sans les moustiques « mout mout », mais avec les scorpions !

Sur ce spot, je mets au sec une nouvelle espèce que je n’avais pas encore prise, le barracuda. On tombe sur un banc de petit, 70 cm environ, avec lesquels on va jouer. Cinq seront montés sur le bateau avant qu’ils ne se décident d’aller à trouver un autre terrain de chasse, avec moins de Popper dessus ! Nous sommes aux anges de nouveau, et nous reprenons notre route. Quelques patate de corail plus loin, c’est une jolie carange bleue qui me fait l’honneur de venir me voir. J’en suis à ma 9 ème espèce de poisson différente en 4 jours. C’est fou. Les heures chaudes arrivant, nous manions nos jigs sur des hauts fonds.

Un spot où les échos au sonar nous confortent dans notre choix : nous comprenons que des thons sont la. L’excitation bas son plein, et soudain une attaque à 60 mètres, une tape, rapide, puis une deuxième, je ferre et je suis pendu : départ comme une balle, les deux genoux contre le bastingage, les deux mains juste au dessus du moulinet, la canne est dans l’eau. J’ai toute les peines du monde à mettre la canne en position de combat. La bobine est à moitié vide déjà. J’ai perdu toute notion de temps. Le poisson ne lâchera rien même sous le bateau je ne suis pas à l’abri d’un rush énorme et les 80lbs de la canne auront été bien sollicités pour mettre au sec un thon jaune de 9/10 kilos, estimation d’Olivier. C’est l’euphorie sur le bateau et il sera finalement gardé pour la bonne cause pour le dîner, et tradition oblige, je dois goûter mon premier sashimi de thon jaune cru frais, juste trempé dans l’eau de mer, le meilleur de tout ce que j’ai pu manger.

Fin d’après midi, et une heure avant de rentrer on remet les poppers à l’eau, des gros, pour tenter les fameuses cuberas qui se font désirer pour le moment. Quand soudain, on aperçoit la dorsale du poisson coqs qui chasse derrière le leurre de Nicolas, pêcheur avec qui je partage le bateau.

C’est tout ce que nous apercevrons de ce poisson, qui ne se montrera pas plus lors de notre séjour.  Puis c’est mon tour, mais pas un coq, une cubera, une carpe rouge, réputée pour ses rushs violent dès le départ, et c’est vrai. L’attaque en surface est violente, le ferrage appuyé est nécessaire. Je ne lâche rien, et ma première cubera vient enrichir l’album photo. Les gants ne sont pas de trop sur ce poisson qui essaie par tous les moyens de « snapper », de mordre dès qu’on le prend dans les bras pour la soulever. Impressionnant encore ce poisson.

 Nouveau terrain de jeu, un champ de patate de corail, par 8 mètres de fond. Là c’est du sport, quand on sait que ce poisson n’a qu’une envie c’est d’aller au trou. Le leurre part, à 20 mètres environ, ayant ciblé une zone qui me semblait propice. Autant la veille, l’attaque était impressionnante, autant là….discrétion, mais j’ai eu le temps de voir l’éclair rouge juste dessous.
La ligne se tend, c’est lourd, je prends tout dans la canne et dans le bras, frein bloqué, ca ne veux rien savoir, et moi non plus. Je pompe tant que je peux, les bras sont en feu rapidement, mais qu’importe. Une magnifique Cubera de 20 kilos redonne le sourire à tout le monde sur le bateau. Ce sera ma plus belle prise de la journée, et quel combat ! Je suis essoufflé, un poisson qui te fait travailler en explosion de puissance, sur une courte durée. Et dire que le record est à 1,15 m pour 40 kilos !

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Le dernier jour, nous ferons le tour de l’île à la recherche du fameux poisson coq, que nous ne verront définitivement pas. Tant pis. On aura pris le risque sur cette matinée de ne faire que ça, et je ne prendrai pas autre chose qu’une carange bleue, encore, et un fou brun, oiseau tellement curieux qu’il n’a rien trouvé d’autre à faire que de se prendre dans mon fil. Après l’avoir remonté et délivré de son carcan, il est reparti vers les siens pour leur raconter sa capture par des extra terrestres !

Le retour en début d’après midi vers le lodge et l’heure et demie de navigation pour rentrer, et enfin le moment de se reposer… compter les poissons et les brûlures de soleil, et se dire qu’il faudra revenir vers ce lieu magique, qui tient toutes ses promesses.

L’expérience étant là maintenant, la connaissance du site, la prochaine aventure là bas n’en sera que plus belle.

Christophe Dieuaide
Team TECHNIPECHE

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LA GALERIE PHOTOS DE L’AVENTURE


 

2 Commentaires »

  1. Olivier 6 février 2016 at 14 h 39 min -

    Respect ! Quelle aventure ! Ca donne vraiment envie…

  2. Stephane Mourier 6 février 2016 at 15 h 03 min -

    Magnifique récit qui nous transporte au cœur de cette aventure. Super !