Mequi CLONK | TECHNIPÊCHE brave l’EXTRÊME !

Equipe Technipeche 12 juin 2016 Commentaires fermés sur Mequi CLONK | TECHNIPÊCHE brave l’EXTRÊME !
Mequi CLONK | TECHNIPÊCHE brave l’EXTRÊME !

Nos membres de la Team Pro Carnassiers, Olivier Audry et Lionel Guirado, ont vécu une session pleine de rebondissements sur le mythique Mequinenza. Malgré des conditions extrêmes, c’est grâce à leur endurance couplée à leur expérience, ainsi qu’une aptitude à s’adapter qui les aura mené, non sans mal, à optimiser leurs résultats. Récit de deux passionnés que rien ne peut arrêter…

 

Mequi CLONK | TECHNIPÊCHE brave l'EXTRÊME !Le jour du départ est arrivé et c’est remonté à bloc que nous prenons la route direction Mequinenza. Au fil de la route, les souvenirs de notre dernière session  refont surface et, secrètement, nous rêvons de réaliser de nouveau une pêche de folie pleine de surprises. Après avoir rouler toute la nuit, nous voici débarqués sur les rives du lac inférieur. Nous nous arrêtons sur le parking pour dormir 2 petites heures dans le camion avant de pouvoir prendre un café et glaner (jeu de mot oblige!) les premières informations aux magasin de pêche. Radio pêche annonce une session très dure, des sandres peu mordeurs et des perches totalement absentes… De plus, pour parfaire l’ambiance espagnole, il fait froid et il pleut, l’eau si transparente habituellement est fortement teintée. Nous allons avoir besoin d’une bonne dose d’optimisme !

Les dernières formalités effectuées, le camp de base installé, c’est impatients que nous mettons le bateau à l’eau pour nos premières heures de pêche. Les conditions sont loin d’être idéales avec de grandes rafales de vent et une pluie violente balayant le bateau. Il nous arrive même de nous demander si nous ne sommes pas en train de pêcher en mer. Aucune activité, un écran d’échosondeur qui reste muet, des poissons boudeurs et des conditions qui ne permettent pas de présenter un leurre correctement. Dur dur pour un début. C’est donc sans avoir vu l’ombre d’un poisson que nous rentrons au camp. Nous nous interrogeons sur la suite de la session. Mais n’étant pas du genre à lâcher, le matériel est vite préparé, une panoplie de leurres nous semblant adaptée aux conditions prend place dans les boites, et nous filons reprendre des forces et récupérer de la fatigue du voyage.

Malgré l’annonce de la météo, il n’a pas plu de la nuit. C’est donc motivé à bloc que nous mettons le bateau à l’eau avant le lever du soleil. L’eau demeure encore très teintée même dans la partie basse du barrage qui est d’habitude si claire.

Pour commencer, étant proche de la période de fraie des sandres et persuadés que ceux-ci sont en train de se rapprocher des bordures, nous décidons d’attaquer un plateau en verticale en pêchant à l’aide de leurres souples. A force d’insister, nous arrivons à décider quelques poissons… Au bout de 3 heures de pêche, nous totalisons seulement 3 touches pour 2 arrivées. Au fil de la journée, le soleil montre le bout de son nez et égaye la pêche. Le moral, malgré le manque de touches, est tout de suite meilleur. Nous décidons donc de changer d’orientation dans notre stratégie et d’essayer de rechercher les silures dans des profondeurs plus importantes. C’est avec l’aide précieuse des Clonks Danube, des Octopus et des plombs champignons Technipêche que nous réussirons à monter deux jolis glanes sur le bateau.

Durant la fin de journée, nous tenterons différentes approches mais seulement 3 touches viendront mais aucune ne se concrétisera. C’est donc à la tombée de la nuit que nous rentrons au campement. Conscients que la pêche sera difficile pour la fin de semaine, nous savons que nous réussirons à toucher quelques poissons mais qu’il ne faudra ne pas gâcher les occasions et garder un moral d’acier !

Les sandres réagissent au Clonk Danube !

Mequi CLONK | TECHNIPÊCHE brave l'EXTRÊME !Troisième jour. De nouveau sur l’eau pour profiter du lever du soleil et des premières heures, la journée s’annonce belle et nous ne sommes pas venus pour rien. Nous attaquons par une bordure et une petite plage que nous gratterons en verticale et en linéaire à l’aide des nouveaux leurres Kalin’s. Nous voyons beaucoup de poissons suivre nos leurres sur les écrans des échosondeurs mais ils ne sont pas décidés à mordre quels que soient les leurres et nos animations. Quoi de plus frustrant et de plus énervant ? Nous piquerons tout de même deux  sandres au bateau mais rien de très concluant. Nous réadaptons donc notre approche et nous dirigeons donc vers des zones plus profondes. Une cassure par 25 mètres d’eau, deux montages différents, non par la conception mais de par le volume et le grammage. En effet, à l’aide des Fires Balls Technipêche nous proposerons à nos partenaires de jeu deux menus. Un light plombé légèrement et un plus volumineux et plus lourd, les deux se composant à base de vers de terre et d’Octopus. Des échos montent, les poissons semblent réagir… Et à notre grande surprise, nous attrapons un sandre. Surprenant, mais cela se reproduira quelques dizaines de minutes plus tard sur un tombant avec 30 mètres de fond puisque nous retrouverons un joli sandre entre 2 silures. Contrairement aux idées reçues, les sandres semblent réagir au bruit sourd des Clonks Danube.

Le reste de la journée sera très calme et nous rentrons au campement. Entre la satisfaction d’avoir vu des poissons et la frustration de n’avoir pu déclencher les poissons vus au sondeur, nous faisons le bilan de la journée. C’est décidé, demain nous tenterons une autre approche.

Délaissant la mise à l’eau du camping et prenant la route pour une grosse demi-heure afin d’aller mettre à l’eau dans la partie basse du barrage et essayer de trouver de l’eau plus chaude et plus claire.

Décollage à 6 h et direction la sortie du camping. Surprise, celui-ci n’ouvre ses portes qu’à 7 h et nous sommes donc bloqués, la journée commence bien ! Heureusement, en négociant avec notre espagnol approximatif, le gardien se montre compréhensif et nous ouvre les portes.

Mise à l’eau du bateau, l’eau est un peu plus claire mais rien de significatif, on est loin de l’eau limpide que nous avions trouvé deux ans auparavant. Nous prospectons plusieurs petites criques en variant les leurres et les approches mais les poissons ne sont pas coopératifs. Nous décidons donc de nous en remettre à ce qui nous semble pour l’instant l’arme la plus efficace :  le Klonk Danube et des profondeurs plus importantes ! Et là surprise, c’est de nouveau un joli sandre qui viendra croquer notre Lipless… Cela fait trois sandres pris en clonckant en deux jours, nous sommes convaincus que cela n’est nullement hasardeux et qu’il y a une véritable piste à exploiter. Nous continuons sur notre lancée et monterons six silures sur le bateau.

Pour continuer la journée, nous prospectons d’autres criques et un sandre se laissera séduire en verticale. Les heures passent, le vent se lève, le bateau dérive trop vite pour pouvoir présenter un leurre correctement. Des vagues se creusent et il va être temps de rentrer avant que cela ne soit trop dangereux de naviguer… Nous tenterons un dernier coup de poker en tentant de traîner des gros Cranckbaits derrière le bateau et nous prendrons un dernier sandre pour finir la journée. Il est maintenant grandement temps de rentrer et de préparer à nouveau le matériel pour le lendemain. Et si demain, nous tentions de vérifier notre hypothèse sur les sandres et leurs réactions au Clonk ?

Attaques au milieu des éléments déchaînés

Mequi CLONK | TECHNIPÊCHE brave l'EXTRÊME !Nous y voilà ! A l’aube du cinquième jour la météo est mauvaise et annonce beaucoup de vent sur le lac pour nos trois derniers jours. Le lac commence déjà à former de grosses vagues et cela s’annonce compliqué de naviguer et de pêcher correctement. Les premières dérives nous remontent le moral car 2 sandres viendront nous rendre visite rapidement. Nous sommes gonflés à bloc mais l’activité des poissons semble retombée et une grande traversée du désert nous attend ! En effet, nous continuons à gratter aux leurres souples mais rien. Puis au Klonk, technique qui nous réussit depuis le début de la session, mais le vent qui forcit et les vagues qui se creusent, rendent les choses impossibles. N’étant pas du genre à lâcher si facilement, nous recherchons des secteurs un peu abrités. En pêchant aux Cranckbaits des têtes de roches, nous recroiserons 2 jolis sandres. Comme quoi, même lorsque la pêche est compliquée et que les conditions sont extrêmes, il ne faut jamais abandonner et continuer à croire en ses chances.

Le temps se durcit encore davantage et la seule opportunité qui s’offre à nous, est d’ancrer le bateau et de pêcher aux abords de celui-ci. Même si la position est délicate et que les mouvements du lac nous agitent dans tous les sens, nous continuons à gratter et à croire en nos chances. Et là, la magie de la pêche ! Des choses inexplicables, nous sommes en plein milieu de nulle part, aucun poisson n’apparaît au sondeur et pourtant, en jiggant, nous rentrons 4 poissons supplémentaires, dont la première perche du séjour,  en l’espace d’un quart d’heure. Quelle surprise ! Malheureusement, les conditions météos nous font dériver malgré l’ancre et nous perdons la zone. Nous rentrons en navigant à travers un lac extrêmement agité et c’est trempé jusqu’aux os que nous retrouverons le campement pour nous réchauffer. Encore une grosse journée, dure physiquement et mentalement, mais à force de batailler et de persévérer, nous avons trouvé les poissons même si une grosse question se pose encore à nous «  Où sont les perches, d’habitude si nombreuses sur le lac ? »

Un petit tour à la météo : beau temps mais encore beaucoup de vent pour les deux derniers jours. Cela s’annonce compliqué mais on ne peut faire le bilan d’une session qu’après avoir repris la route, alors on ne lâchera rien !

Sixième jour : tous les espoirs sont encore permis. Mise à l’eau de nuit et navigation au petit jour pour essayer de trouver des poissons actifs aux premières lueurs. Le vent est moins fort qu’hier et les vagues moins formées, mais le niveau du lac ne fait que monter.

Nous prospectons une jolie bordure située en face de l’embarcadère et c’est, après quelques heures, que la prise d’un joli sandre vient récompenser notre persévérance.

Le vent se lève et les conditions se durcissent sensiblement. Nous nous orientons donc vers une tête rocheuse, 8 mètres de fond sous le bateau et des blocs de rochers dans tous les sens ! A l’abri du vent et en limite de courant, le poste semble prometteur. Nous sortons nos Jigs. Au bout de deux minutes, un petit sandre vient nous rejoindre puis, quelques secondes plus tard, nous décrochons un très beau poisson… Certainement une très belle perche au vu de sa défense. Nous sommes persuadé d’avoir, en surmontant toutes les difficultés, trouvé les perches  et la clé du succès. Mais… plus rien, même plus une touche ! Le reste de la journée sera une longue traversée du désert , malgré tout nos efforts et nos changements de stratégies, par moment en tentant de nouvelles approches, par d’autres en se raccrochant à se que nous savons faire le mieux… mais rien n’y fait ! Nous sommes tour à tour à la limite de jeter l’éponge mais nous sommes une équipe et il y en a toujours un pour insister, chercher de nouvelles solutions et remotiver l’autre. Nous rentrons néanmoins avec seulement deux poissons au compteur ; perplexes, car nous avons pêché plus de 13 heures, vu beaucoup de poissons suivre nos leurres à l’échosondeur mais sans jamais réussir à déclencher des attaques… Quelle frustration !

Epilogue heureux : des Glanes sur le bateau !

Que faire ? Comment aborder notre dernier jour de pêche ? La nuit portera peut être conseil…

En attendant, il est temps de ranger le campement pour pouvoir partir  de bonne heure au petit matin. Le dernier jour de pêche s’avère toujours émouvant et c’est toujours trop tôt pour mettre un terme à une session et encore plus quand on est à Mequineza, le paradis de la pêche.

Ce jour, départ en camion pour une grosse demi-journée de pêche avant de reprendre la route et direction le bas du lac. Encore beaucoup de vent, et il est difficile de maintenir le bateau dans les courants. La nature semble réveillée, le printemps arrivé et nous observons, pour la première fois de la semaine, de nombreux animaux, c’est un régal. Nous tentons de prospecter  des bordures encombrées à la recherche de poissons montés dans les faibles profondeurs mais sans succès. De même, dans des profondeurs entre 3 et 5 mètres. De nouveau perplexe devant l’absence de touches et de présence à l’échosondeur,  nous tentons un lancer à tout hazard, sûrement par manque de solutions,  au grand large dans de grandes profondeurs et au milieu de nulle part.  En plus, avec un Bigbait souple… Totalement improbable… Mais pourtant, c’est la première touche de la journée… Un joli sandre ! Voilà la journée est lancée ! Ne tenant plus en plein vent, nous allons tenter une nouvelle fois de cloncker mais sans succès. L’heure tourne et la fin de session approche.

Nous tentons de prospecter une crique aux leurres souples mais la chance n’est pas avec nous et nous décrochons, tour à tour, un joli sandre au bateau.  La session ne peut pas se finir comme ça !

En redescendant le lac, nous trouvons une entrée de crique abritée avec environ 15 mètres d’eau,  retentons notre chance au Clonk… Des poissons apparaissent à l’échosondeur, quelle bonne nouvelle ! Nous prendrons, tour à tour, un silure puis deux ? Quatre silures au bateau ! Nous allons quand même finir la session en voyant des poissons. Cool ! L’heure ayant déjà bien avancé et le moment du départ étant déjà dépassé, nous décidons de retourner à l’embarcadère. Alors que nous touchons des yeux l’arrivée et la fin de la session, une dernière crique nous tend les bras… Pourquoi ne pas retenter notre chance ? On est plus à quelques minutes ou, plutôt, dizaines de minutes près, et ni l’un ni l’autre ne sommes capable de résister à cette tentation.

Clonck, clonck,… Clonck… Les bruits sourds fendent l’eau et raisonnent dans la montagne par delà les falaises ! Des poissons sont sur le poste, et répondent à l’appel. On peut les voir monter à l’échosondeur, ils semblent décidés à jouer avec nos nerfs, volant nos vers de terre sur nos montages et refusant de se piquer… Mais nous aurons le dernier mot et piquerons chacun à notre tour un joli glane. Voilà une session qui se termine bien ! Il est maintenant l’heure de reprendre la route et d’aller retrouver nos familles.

Au final, une belle session où nous n’avons pas été gâtés par les conditions météorologiques et l’activité du lac qui était sur off. Content de s’être battus et adaptés dans ces conditions difficiles. Plus que satisfaits également du matériel Technipêche, notamment de la tresse Phénomène et du Hard Mono Fluoro Carbon qui se seront montrés intraitables, même sur les plus gros silures, malgré les faibles diamètres utilisés, et dont la discrétion nous aura permis de leurrer les poissons les plus méfiants. Et d’un autre côté, un peu déçus et frustrés de n’avoir pas réussi à trouver toutes les clés du lac et de n’avoir croisés un poisson exceptionnel comme ce lac peut en livrer…

Mais après tout, cela nous fera une bonne excuse pour renouveler l’aventure, alors à très bientôt Mequinenza !

 Olivier Audry & Lionel Guirado
Team TECHNIPECHE

 

Vidéo issue de cette session :

Diaporama photos:

 

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